Jaune (…juste avant de revenir)

C’est en devenant médic de rue que j’ai choisi de m’investir dans le mouvement des gilets jaunes (…en France on dit street medic – prononcé strite maidik).  En fait, l’idée n’est pas arrivée sur le terrain , mais bien avant le précédent billet de ce blog et je tenais à ce que cela soit accompli avant d’en toucher un mot ici.

Tandis que les mots me manquent, je reconnais que je suis fier de m’être si bien écouté.  Ah, ces mots qui ne sonnent jamais aussi bien une fois sortis de mon crâne que lorsqu’ils étaient dedans.  Tiens, je suis en train de me demander s’il ne me faut pas plus de courage pour tenir la plume que pour ramasser les morceaux lors d’une manifestation.

De manif en manif, d’événement en événement, d’AG en AG et de rencontre en rencontre aussi, je suis allé au quatre coins de Paris, des plus riches aux plus pauvres…

Au moment où j’écris ces lignes, l’Acte XVI n’a pas encore eu lieu, mais mon périple tire à sa fin.  Si le gilet jaune était mon cadeau d’anniversaire et ce, dans l’idée et avec la volonté d’être, à mon très petit niveau, utile au mouvement, je l’ai fait dans la simplicité et en restant à ma place… c’est passé vite, trop vite.  Aujourd’hui, c’est donc mon anniversaire et j’ai tenu parole : je me suis offert un gilet jaune ; l’humanité est toujours jeune et les Français pas à pas, mais sincèrement réapprennent à faire corps… comme moi.