Une rétrospective

Certes, j’étais fier de 2016, mais 2017 fut, pour moi, humblement, une année charnière.  Parce que j’ai pour habitude de faire passer mon ouvrage avant ma petite personne, j’épargne au lecteur ma vie personnelle.  C’est cependant celle-ci qui explique pourquoi j’ai peut-être moins de matériel que les années précédentes à proposer dans cette rétrospective.

Les mots me manquent… sauf ceux là bien sûr : je-refuse-de-changer-de-rythme.

Qu’à cela ne tienne, ce blog qui devient maintenant un site à part entière fait peau neuve (malgré quelques ajustements inévitables à apporter encore) ; 2018 est peut-être la dernière année que je consacre aussi pleinement que je le faisais à ma vocation avant un certain temps.  À ma façon je me suis mis une date de tombée et j’ai donc la ferme intention d’obtenir davantage en huit mois (à partir de Janvier) que ce que j’ai pu réussir en une année en 2017.  Rien de moins.

Je choisis par conséquent de tout mettre de mon coté pour passer à un niveau supérieur, du moins, qui corresponde pleinement à ce que je visualise, d’ou des changements dans mes plateformes de diffusion Internet (et ce blog/site Internet).

Comme les années précédentes, seul aux commandes, je poursuis ma route.  J’assume.  En la matière de ma pratique artistique je me suis conçu quelque chose taillé sur-mesure, il est donc normal que l’habit ne fasse pas à une équipe entière.  C’est beaucoup sur mes épaules et pourtant, joie, je suis encore vivant.

 

L’indifférence lui coule dans les veines

Fidèle à moi-même et toujours autant de conneries…  Oui, c’est mon treizième anniversaire de vocation aujourd’hui, est-ce que ça se fête ?

Ce n’est pas tant que j’ai l’intention de mettre de coté ma pratique artistique, toutefois, le réel étant plus fort que moi (et toi), des changements par ce que je dois m’y adapter s’imposent ; encore plusieurs longs mois et je vais à nouveau passer à un de ces changements de directions qui jalonnent déjà mon parcours pour m’en aller dans un tout autre domaine que celui artistique… à moins qu’un truc de taille (et artistique, bien sûr)  ne me fasse changer d’idée afin d’y rester, je n’y suis pas fermé.  Enfin bref, j’ai l’intention de mettre ma vocation en hiatus d’ici cet été, mais, en attendant, du pain sur la planche et encore un certain nombre d’ouvrages à fournir ici et ailleurs.

…un petit hommage à Syd Barrett, un de mes artistes phares.

 

…un dernier marché de Noêl quand même.  Celui-ci se tenait dans mon village.

@bientôt.

My relaxing is my job

À la mi-Novembre nous sommes et les choses avancent… et n’avancent pas à la fois.  Si l’inspiration, la verve, le goût d’aller de l’avant et évidemment, le besoin viscéral d’exprimer quelque chose sont toujours au rendez-vous, je note en réalité qu’il y a une régression coté ventes et commandes par rapport à l’an passé.

Demain, un énième marché (de Noël), c’est au village que ça se passe et c’est en traînant les pieds que je sens que je vais y aller… habituellement, je préserve le blog de ce genre d’épanchement, mais voilà que les choses risque de changer (à nouveau) : je songe, pour la première fois de ma vie, très sérieusement à mettre en hiatus ma vocation d’artiste, voir même de l’abandonner.

Ce n’est pas un autre (bientôt) 13 ans de pratique acharnée avant d’atteindre pleinement ce que je mérite qui m’effraie, mais plutôt le poids ce que cela représente et la densité de ce qui s’est accumulée (et va continuer à…) qui pèse déjà sur mes épaules et qui me questionne à savoir si je continue ou non.  Tout simplement, cette pratique artistique qui me draine, je le reconnais, me coûte vraiment beaucoup plus qu’elle ne me rapporte et ce, à tous les niveaux.

Même au regard de tout que cette vocation représente de temps, d’argent, de matériel, de savoir-faire et de sacrifices parfois déchirants afin de pouvoir y poursuivre ma pratique, l’idée et l’envie de commencer une autre vie s’impose de plus en plus.

Je ne sais trop, si je sais ce que je veux pour la suite (advenant le cas où je mettrais bel et bien cette vocation de coté d’une façon ou d’une autre), je n’en connais pas encore la forme (mais je cherche activement).  Mes considérations sont de l’ordre du lâcher-prise en fait et par expérience, c’est toujours ainsi que les choses les plus adaptées pour soi arrivent.

@suivre…

Pour en revenir à des choses plus concrètes : j’ai donné naissance à un compte Instagram, deux commandes, le départ vers un nouveau type de production pour mes écorces et une nouvelle exposition, au Cambio à Chicoutimi cette fois…

 

 

….les écorces.

 

…et puis l’exposition

Inktober et cie

Fini pour le mois d’Octobre, c’est passé tellement vite.  Je l’ai partagé entre mes obligations extra-artistiques, Inktober et suis revenu momentanément au Centre National d’Exposition compléter mes archives.  Aussi, quelques croquis pour deux commandes qui s’en viennent.

Commençons avec  Inktober qui s’achève lui aussi aujourd’hui.  D’ailleurs, comme l’an passé je lui ai réservé une page

 

…quant au CNE.

 

…les commandes.  J’y reviendrai.

 

 

…ça arrête pas !

Bien que je me l’étais planifié, je craignais d’avoir un automne trop tranquille à mon goût (…va savoir).  Ce n’est pas le cas, les événement s’enchaînent et mon rythme est repris en main.  En deux semaines, trois événements publics et parallèlement à cela, deux expositions qui se tiennent en même temps, l’une à L’Anse-Saint-Jean jusqu’à demain et l’autre à Chicoutimi jusqu’au 31 Octobre.

Tout d’abord, je me permets de présenter mon tout récent calendrier 2018

 

Pour une troisième année consécutive, j’ai à nouveau participé à La relève s’impose, symposium (très bien) organisé par le Centre National d’Exposition à Jonquière.  Agréablement surpris ai-je été par le calibre de dessin autours de moi… le thème de cette année : Ailleurs et autrement.   Comme dans le cas des deux années précédentes, nous avions deux journées complètes sur les lieux pour créer devant public et entouré d’autres participants.

 

Et puis ça s’est poursuivi à Petit Saguenay au Symposium des couleurs.  Éprouvant, mais une autre belle et productive fin de semaine (de trois jours) à mon actif.

 

…j’allais presque l’oublier, Inktober !  Comme l’an passé, j’y participe.  Je reste fidèle à la « Prompt List » officielle et tente, dans mes illustrations, de faire interagir autant que possible les éléments dessiner entre eux.  C’est le défi que je me rajoute au défi.

Procès de solitude

Certes, aurai-je traversé un été magnifique, mais voilà trois mois pile que je n’ai rien publié ici et il faut reconnaître que, si je me suis fait de belles injections de vie, mon rythme de production en a prit un coup (pas mon rythme de vie par contre).  Il y a que, vivant en milieu rural éloigné, la force des choses m’impose  beaucoup d’éloignement de mon lieu de vie habituel pour trouver de quoi croûter (les rentes de ma production artistique ne suffisant toujours pas).  C’est là quelque chose que j’apprécie au plus au point c’est on ne peut plus nourrissant : sédentaire à partir de l’automne et puis courant l’aventure durant l’été.

Entre temps, une commande sur laquelle je travaille.

 

Deux expositions, une au Café du quai et l’autre au Bistro de l’Anse.  C’est devenu rituel, si ce n’était pas là ce serait ailleurs.  J’oscille toujours entre désespoir et fierté, l’impression de sentir ma production ainsi sur les murs prendre la poussière et l’indifférence et l’assurance en moi d’une force qui m’empêche d’arrêter.  Des expositions et les vernissages se suivent, il me semble assister davantage à des procès de solitude.  Comme je dis toujours : si je n’en avais pas autant besoin, ça ferait longtemps que j’aurais jeté l’éponge.

 

Pour finir, un salon chapeauté par Etsy qui s’était tenu à Jonquière.  Certes des ventes, mais à peine pour rentrer dans mes dépenses (la location de l’espace et les dépenses afférentes), mais quelque belles rencontres, une (très) brève entrevue, des commandes potentielles et une prise de notes scrupuleuse des choses à améliorer.  Une fois encore j’oscille entre désespoir et fierté… pour les mêmes raisons, mais comme je me déteste quand je baisse les bras, je vais continuer.

Solstice

Récapitulatif bi-mensuel de mon travail, je suis légèrement en avance, mais c’est que je vais devoir m’absenter.  Soit.

…une soirée portes ouvertes avec La Machine, mes colocs d’atelier ; une exposition collective dans l’église du village ; un musée à Jonquière qui m’a contacté pour un partenariat afin d’y vendre des originaux sur écorces et des reproductions imprimées (prints) ;  le portrait d’une amie ; mes sempiternels exercices et nus.

Ma foi, je n’ai pas eu le temps de le voir passer, je dois bien reconnaître que ce fut un mois de Juin fructueux (sans compter mon escapade sur d’autres terres et une autre qui m’attend pas plus tard que demain) et c’est maintenant que je le réalise en proposant ce bref bilan (dont j’ai une certaine fierté).