Une rétrospective

Superbe année que je viens (encore) de traverser, riche en événements et en apprentissages.  Au fond, me (re)voilà heureux d’exister.  Certes, ce n’est pas ce qui pouvait transparaître dans ma production, le constat est pourtant sincère.

C’est le plus important finalement et je m’incline devant ce constat.  Je m’incline, car année après année et un peu par la force des choses, je cède toujours plus de terrain à la  vraie vie au détriment de ma pratique… et c’est par la vraie vie que je suis chaque fois le plus positivement et profondément touché.

L’an 2018 est achevé et accompli… et pour 2019 ?  Je choisis bel et bien de ne m’en remettre qu’à elle.

…cela dit, je vous laisse quand même avec des mises à jour ici et … et bien sûr,  ceci.

 

14ème anniversaire et 5ème acte

Publier une fois semaine était trop contraignant au regard de mon emploi du temps ainsi que de ce que les autres réseaux sociaux réclament de tribu.  Nous arrivons bientôt au terme de l’an de grâce et de crasse 2018, pour l’an prochain, je vais plutôt publier dans ce blog mensuellement… et puis ça donnera une meilleure ligne directrice.  Tiens, j’en fais une résolution pour 2019.

Au risque de me répéter, c’est Instagram qui s’est imposé et j’y entretiens mon compte quotidiennement.  Plus simple, plus pragmatique et surtout moins salope que Facebook (…bien que leur appartenant, profitons-en).  Quant à ma page Facebook, j’en suis à répugner y publier quoi que ce soit.  C’est quand même dans ce blog que je me sens le plus à la maison… Ouais, c’est vrai que t’en as sans doute rien à foutre.  Moi itou je m’en battrais les couilles à ta place.  

Enfin bref, 14ème anniversaire de vocation pour moi aujourd’hui.  C’est vraiment  très loin d’être aussi important que le 5ème acte des gilets jaunes en France, mais ces kilomètres de surfaces que j’ai peintes et dessinées restent encore ma meilleure façon d’hurler que j’existe, aussi égoïste que cela puisse paraître ou même être.  Toute ma gratitude à toi (et à vous) qui passe (passez) par ici et même qui as (et avez) lu jusque là.

…et je laisse les images parler.  Je te et vous souhaite une belle vie.

Post mortem et récidive (procès de solitude – 2018)

Pour des raisons de « vraie vie », je n’ai pas encore accumulé suffisamment d’œuvres dans ma production cette année pour proposer assez d’inédits dans mes récentes expositions.

Deux expositions en parallèle en ce moment, l’une à la bibliothèque municipale de Chicoutimi et l’autre, rituellement, au Bistro de L’Anse.  Dans le cas de la seconde, c’est la quatrième année consécutive que je m’y commets et ce bistrot reste encore mon lieu préféré pour ce faire.  Aussi, et parce que le contexte cette année s’y prêtait bien et comme cela faisait longtemps que je souhaitais réaliser une archive bien à ma façon d’une de mes expositions (en collaboration avec le vidéaste et ami Yannick Limary), je me suis lancé dans le truc… et j’en suis, humblement, très fier.  Une vidéo d’un petit trois minutes avec pour fond sonore Chums…  Vraiment, il va falloir que je me surpasse pour présenter de meilleure façon mes prochaines expositions.

Encore un gros merci à Mononc’ Serge qui a bien voulu me prêter sa superbe chanson… et même Les Pic-Bois qui font une brève apparition dans mes cadres (…et Julien Bernatchez itou).

 

1ère de Réactions Créatives (suite)

Rien de tout le mois de Mai, est-ce que je vais me rattraper ?  Comme à mon habitude, je ne fais pas de promesses, je vais faire de mon mieux tout simplement.  D’ailleurs, je n’ai rien qu’une illustration à présenter et je reconnais, par effort d’intégrité, que je n’ai même pas pris de photos de l’événements.  @bientôt.

 

35ème de Tadoussac… un peu plus propre (suite)

L’idée a été bel et bien choisie et c’est à mon tours d’aller au propre.  Ça se passe à l’échelle, comme d’habitude tout est découpé et assemblé ensuite dans Photoshop (à partir de mon carnet).  Ce n’était pas ma décision première, car je voulais tout réaliser à même le support final (un papier bristol de 11 X 17 pouces).  Pour des raisons d’assurance qualité et parce que j’ai eu à faire beaucoup d’allers-retours (virtuels) entre mon atelier et l’équipe du festival, je suis revenu sur cette décision.

 

C’était hier, a District Saint-Joseph à Québec, la conférence de presse du festival à laquelle j’avais été invité.  La météo n’était pas en ma faveur, mais j’ai assumé et même fait une entorse à l’un de mes principes : ne pas montrer mon visage.   Enfin, comment dire non à une collaboration aussi fructueuse ?

 

My relaxing is my job

À la mi-Novembre nous sommes et les choses avancent… et n’avancent pas à la fois.  Si l’inspiration, la verve, le goût d’aller de l’avant et évidemment, le besoin viscéral d’exprimer quelque chose sont toujours au rendez-vous, je note en réalité qu’il y a une régression coté ventes et commandes par rapport à l’an passé.

Demain, un énième marché (de Noël), c’est au village que ça se passe et c’est en traînant les pieds que je sens que je vais y aller… habituellement, je préserve le blog de ce genre d’épanchement, mais voilà que les choses risque de changer (à nouveau) : je songe, pour la première fois de ma vie, très sérieusement à mettre en hiatus ma vocation d’artiste, voir même de l’abandonner.

Ce n’est pas un autre (bientôt) 13 ans de pratique acharnée avant d’atteindre pleinement ce que je mérite qui m’effraie, mais plutôt le poids ce que cela représente et la densité de ce qui s’est accumulée (et va continuer à…) qui pèse déjà sur mes épaules et qui me questionne à savoir si je continue ou non.  Tout simplement, cette pratique artistique qui me draine, je le reconnais, me coûte vraiment beaucoup plus qu’elle ne me rapporte et ce, à tous les niveaux.

Même au regard de tout que cette vocation représente de temps, d’argent, de matériel, de savoir-faire et de sacrifices parfois déchirants afin de pouvoir y poursuivre ma pratique, l’idée et l’envie de commencer une autre vie s’impose de plus en plus.

Je ne sais trop, si je sais ce que je veux pour la suite (advenant le cas où je mettrais bel et bien cette vocation de coté d’une façon ou d’une autre), je n’en connais pas encore la forme (mais je cherche activement).  Mes considérations sont de l’ordre du lâcher-prise en fait et par expérience, c’est toujours ainsi que les choses les plus adaptées pour soi arrivent.

@suivre…

Pour en revenir à des choses plus concrètes : j’ai donné naissance à un compte Instagram, deux commandes, le départ vers un nouveau type de production pour mes écorces et une nouvelle exposition, au Cambio à Chicoutimi cette fois…

 

 

….les écorces.

 

…et puis l’exposition

Procès de solitude

Certes, aurai-je traversé un été magnifique, mais voilà trois mois pile que je n’ai rien publié ici et il faut reconnaître que, si je me suis fait de belles injections de vie, mon rythme de production en a prit un coup (pas mon rythme de vie par contre).  Il y a que, vivant en milieu rural éloigné, la force des choses m’impose  beaucoup d’éloignement de mon lieu de vie habituel pour trouver de quoi croûter (les rentes de ma production artistique ne suffisant toujours pas).  C’est là quelque chose que j’apprécie au plus au point c’est on ne peut plus nourrissant : sédentaire à partir de l’automne et puis courant l’aventure durant l’été.

Entre temps, une commande sur laquelle je travaille.

 

Deux expositions, une au Café du quai et l’autre au Bistro de l’Anse.  C’est devenu rituel, si ce n’était pas là ce serait ailleurs.  J’oscille toujours entre désespoir et fierté, l’impression de sentir ma production ainsi sur les murs prendre la poussière et l’indifférence et l’assurance en moi d’une force qui m’empêche d’arrêter.  Des expositions et les vernissages se suivent, il me semble assister davantage à des procès de solitude.  Comme je dis toujours : si je n’en avais pas autant besoin, ça ferait longtemps que j’aurais jeté l’éponge.

 

Pour finir, un salon chapeauté par Etsy qui s’était tenu à Jonquière.  Certes des ventes, mais à peine pour rentrer dans mes dépenses (la location de l’espace et les dépenses afférentes), mais quelque belles rencontres, une (très) brève entrevue, des commandes potentielles et une prise de notes scrupuleuse des choses à améliorer.  Une fois encore j’oscille entre désespoir et fierté… pour les mêmes raisons, mais comme je me déteste quand je baisse les bras, je vais continuer.